POLYNELISE

Elise et les iles de la Polynésie

A fleur de CORAIL

Dans toutes les régions tropicales du monde, où le corail a élevé ses barrières, les anneaux enchantés de ses atolls et les riches écosystèmes de ses récifs côtiers, partout, les récifs coralliens sont en danger.

Ils souffrent de l’élévation de la température des océans et de ses conséquences indirectes : cyclones plus nombreux, plus destructeurs, comme Oli, qui a récemment ravagé certains récifs côtiers des îles hautes de la Polynésie française, prolifération de prédateurs, tels l’Acanthaster (une étoile de mer géante) ou les algues. Et puis, il y a le développement humain, l’augmentation de la population…

Jeunes pousses de corail

Pour leur part, les récifs coralliens de Polynésie française, s’en tirent bien. S’étendant sur près de 12 800 km2, ils ont eux aussi souffert de l’élévation de la température de l’eau. En 2002, dans l’archipel des Gambier, des chercheurs ont constaté la mort d’une grande proportion de corail.

Et pourtant, dans les lagons des îles les plus préservées certains plongeurs ont pu observer la remarquable vivacité du corail polynésien. Sur des massifs qui semblaient à jamais sans vie, ils ont vu repousser, de plus en plus nombreuses, de jeunes pousses de corail de toutes espèces, formes et couleurs.

Un délicat équilibre

La vie et la croissance du corail sont le fruit d’un délicat équilibre entre le polype corallien et les algues microscopiques avec lesquels il vit en symbiose, et qui lui apportent la nourriture nécessaire à son développement. Qu’un prédateur de ces algues se développe, et le corail ne pleut plus croître.

En Polynésie française, les récifs coralliens restent globalement en bonne santé et ne sont pas encore touchés par les phénomènes de changement climatique. Les vrais problèmes concernent les pollutions locales : ces problèmes environnementaux sérieux ne concernent que les îles les plus peuplées de l’archipel des îles de la société dont les récifs frangeants notamment sont en mauvais état. Les autres îles, soit la majorité des 118 îles du territoire, en raison de densités de populations humaines faibles et malgré l’absence de gestion raisonnée, ont des récifs sains. L’état de vitalité est régi essentiellement par les facteurs naturels, qui rythment l’abondance et la diversité des espèces, en général sur des cycles dont la période est de l’ordre de 2 à 3 décennies.

Un message d’optimisme

Il s’agit bien de cycles… Si, globalement, nous nous acheminons vers une aggravation de la situation du corail dans le monde, le récif corallien polynésien, loin des parties trop développées des îles hautes, reste une merveille pour le visiteur qui s’aventure en milieu corallien.

Si vous plongez autour des îles de la Société, vos moniteurs sauront vous conduire aux sites les plus préservés, mais si vous avez la possibilité d’aller jusqu’aux lagons des Tuamotu (Rangiroa, Fakarava, Makemo ont des centres de plongée bien structurés), vous vous émerveillerez, de ce message d’optimisme que délivrent les jeunes, étincelantes pousses du corail qui vient de renaître…

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