POLYNELISE

Elise et les iles de la Polynésie

18 novembre 2012
de Elise
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Les PRENOMS Polynésiens

Voici une liste non-exhaustive des PRENOMS polynésiens (avec leur signification) que j’aime :

PRENOMS FEMININS

Ataheva : songe
Avera : rayon de soleil
Eeva : étoile qui s’élève la nuit
Erita : Elise
Fetia : étoile
Hani : femme caressée par le soleil
Haumea : déesse de la terre
Heipoe : couronne de perles
Hinanui : grande déesse de la lune
Hinarapa : déesse des lagons
Ina : vase rempli d’huile parfumée
Keona : cadeau des dieux
Maeva : bienvenue
Mahana : jour, soleil
Maiana : vers l’étoile
Matahina : yeux de déesse
Moana : océan
Moena : songe merveilleux
Nanihi : femme parfaite
Poeata : perle de nuage
Poeiti : petite perle
Tania : fleur de Polynésie
Teora : la vie
Vaena : jolie fleur

 

PRENOMS MASCULINS

Anuanua : arc-en-ciel
Ataroa : grand sourire
Fatu : seigneur
Haloa : longue vie
Here : amour, aimé
Hiroana : dieu des étoiles
Hokulani : étoile céleste
Holokai : marin
Manahere : pouvoir d’amour
Marama : lune, clair de lune
Ramanui : grand flambeau
Tahitoa : le premier guerrier
Tamatea : enfant pur
Tamahere : enfant aimé

16 novembre 2012
de Elise
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COQUILLAGES, quand l’océan devient parure

Les COQUILLAGES occupent depuis plusieurs siècles une place centrale dans la vie quotidienne et la culture des Polynésiens. Travaillés et assemblés avec soin, ils constituent des parures dont l’éclat fut souligné bien avant l’arrivée des premiers navigateurs européens. Aujourd’hui, les créateurs polynésiens valorisent ce savoir-faire séculaire par la réalisation de magnifiques bijoux et accessoires.

 

Le travail des archéologues contemporains livre un témoignage intéressant sur la place qu’occupaient les COQUILLAGES dans l’ornementation corporelle des iles de Polynésie orientale, espace géographique incluant l’archipel de la Société, des Marquises, mais aussi Hawaii et les Iles Cook. Les fouilles réalisées sur des sites archéologiques ont été fructueuses, tout particulièrement aux Marquises, où les habitants fabriquèrent des ornements corporels sur un laps de temps plus important que dans les autres archipels. Des COQUILLAGES taillés, percés et assemblés sur des liens en fibres de coco, racines de Pandanus ou autres fibres naturelles sont ainsi travaillés et façonnés depuis des temps immémoriaux.

 

Signe fort de pouvoir et d’importance

Le port des ornements en COQUILLAGES était autrefois réservé aux chefs, guerriers et personnes de haut rang, dignes d’être investis de quelques pouvoirs divins. Cette apparence extérieure, volontairement fastueuse, les distinguait des autres habitants.

Les archéologues qui ont retrouvé certains de leurs bijoux d’apparat composés de COQUILLAGES divers (porcelaines…) soulignent la qualité de cet artisanat ancestral.

Les colliers des chefs, composés de grands pendentifs en nacre étaient d’une finesse surprenante. Une fois polie, la coquille d’huitre choisie pour sa taille conséquente, était fixée sur un large collier de cheveux tressés. D’autres colliers se composaient de plusieurs nacres enluminées de reflets dorés, enfilées sur des tresses de cheveux. Généralement composés d’une dizaine de petites nacres entières, les colliers pouvaient en réunir jusqu’à près d’une trentaine. Hormis les colliers, d’autres bijoux en COQUILLAGES ont été retrouvés dont des bracelets, des ornements de jambes et des plaques pectorales en nacre. La parure cérémonielle était d’une complexité éblouissante.

 

Des coiffes majestueuses

Une importance toute particulière était accordée à la coiffure d’apparat dont la confection revenait aux mains expertes des maitres artisans. Au sein de la communauté, l’intervention des femmes se limitait à l’assemblage des parures en matériaux végétaux. Pour garantir le faste nécessaire à l’ornementation cérémonielle, les maitres artisans réalisaient de véritables œuvres d’art sur lesquelles la brillance des coquillages polis se mêlait à la légèreté des plumes de coq, de canard ou de perruches et la robustesse des écailles de tortues.

Certains chefs, vivant aux Marquises, portaient des bandeaux en bourre de coco tressée qui étaient rehaussés d’un disque de quelques millimètres d’épaisseur fixé sur le devant. Ce disque était obtenu par un polissage soigneux de coquillages tels les cônes ou les nacres. Percées puis décorées de sillons, ses bordures pouvaient être lisses ou au contraire crantées. Les guerriers se distinguaient quant à eux par l’ajout de longues plumes à leur disque frontal.

Les Polynésiens d’autrefois qui accordaient beaucoup d’importance à leurs couvre-chefs se couronnaient parfois de véritables diadèmes en bourre de coco sur lesquels étaient jointes des plaques légèrement recourbées de COQUILLAGES et d’écailles de tortues. Sur ces plaques poncées étaient gravés quelques motifs polynésiens. L’inventivité des maitres artisans, qui travaillaient les COQUILLAGES avec une précision extrême, leur permettait de les poncer d’une telle façon qu’ils prenaient la forme des dents de cachalots. C’est à partir des gros COQUILLAGES Cassis qu’ils obtenaient les meilleures imitations, en découpant puis ponçant la partie courbée de sa lèvre.

Quant aux coiffes d’apparat, dégagées de leurs significations rituelles, elles vont ressurgir comme un des éléments indispensables des costumes de la danse traditionnelle contemporaine. Portées par les danseurs ou danseuses, ces coiffes s’inspirent en effet directement par leur magnificence et les matériaux utilisés des ornements utilisés par les dignitaires religieux des temps anciens.

 

Matériau noble

Le COQUILLAGE est un matériau noble dont les couleurs et reflets insoupçonnés sont une source d’inspiration inépuisable pour les artisans. Il en existe de multiples variétés collectées sur les plages, dans les lagons et sur les récifs polynésiens. Souvent enfouis dans le sable, ces COQUILLAGES aux dégradés de rouge, gris, jaune, marron, vert, blanc nacré… sont nettoyés, polis et façonnés pour finalement apporter une touche colorée et sophistiquée aux créations artisanales. Face à cette riche palette de couleurs, le créateur peut laisser libre cours à son imagination et s’adapter aux envies de ses clients.

La beauté de ces COQUILLAGES à l’état brut n’est rien en comparaison de celle qu’ils dévoileront une fois nettoyés, polis et taillés. Carrée, ronde, rectangulaire, ovale, toutes les formes sont possibles, au gré des envies de l’artisan créateur qui recherche l’harmonie parfaite pour sa future parure.

 

Travail méticuleux

Celui-ci doit donc dans un premier temps effectuer un choix. Il doit sélectionner les COQUILLAGES dont il aura besoin pour son futur assemblage. Son inspiration occupe par conséquent une place considérable dans cette sélection décisive. Les COQUILLAGES sont juxtaposés, leurs formes et leurs couleurs sont méticuleusement comparées.

Un subtil mariage doit s’opérer entre chaque pièce, pour lequel l’artisan a généralement un véritable coup de cœur. Le talent d’un artisan créateur tient également en grande partie dans sa bonne connaissance des différents COQUILLAGES.

Perforés, ces derniers pourront être assemblés harmonieusement et éventuellement fixés sur des chapeaux et supports artisanaux. L’artisan bijoutier se munit alors de son aiguille et s’affaire à assembler et coudre chaque pièce, chaque partie de sa future composition, avec des fils de coton. Future composition dont l’assemblage peut se révéler relativement simple ou bien au contraire d’une complexité impressionnante. Les heures de travail de l’artisan varient avec chaque modèle réalisé, d’autant plus que l’artisan, se laissant porter par son inspiration, peut ajouter des COQUILLAGES au gré de ses envies. C’est bien souvent de cette façon qu’il confectionne des parures complexes dignes de grands bijoutiers contemporains.

 

Complexité et modernité

L’originalité est au cœur de ce travail artisanal. Compte tenu de l’inventivité des bijoutiers et le caractère unique de chaque COQUILLAGE, chaque bijou est exceptionnel. Certains clients rencontrent parfois l’artisan, munis de dessins et croquis afin qu’ils reproduisent au mieux leurs attentes. Les prix de vente varient donc fortement.

Bien que traditionnelles, les ornementations corporelles polynésiennes ont évolué au fil des années. Les artisans ont su les moderniser pour s’adapter aux nouvelles attentes de leurs clients. Les classiques colliers en crayons (aiguilles d’oursins) côtoient désormais les parures de COQUILLAGES ovales et rectangulaires assemblés sur des rubans colorés. Portés de façon décontractée ou sur une robe de soirée, les bijoux en COQUILLAGES ne se soumettent à aucun interdit. Tout leur est permis, à même la peau ou sur tissus, aux lignes épurées ou complexes, les bijoux se portent de toutes les façons imaginables. Loin d’être réservés à la gent féminine, les hommes eux aussi se laissent tenter par ces ornements.

La tradition séculaire ne constitue donc pas un frein à l’innovation et à la nouveauté pour ces parures complexes, utilisant et mettant en valeur les richesses naturelles des îles polynésiennes.

Des dizaines de variétés de COQUILLAGES utilisées

Une grande variété de COQUILLAGES (plus d’une centaine) est utilisée par les artisans. Certains entrent plus fréquemment dans la composition des parures. Il s’agit de la nacre, le burgo et les porcelaines. Pour réaliser un collier, ce sont généralement plusieurs centaines de COQUILLAGES qui sont utilisés (exemple du collier jaune classique : environ 500 petits COQUILLAGES).

Liste de quelques COQUILLAGES : buccin, cardita, conque, escargot, huitre, moule, troca, bénitier, porcelaine, burgo, cônes, graines des Marquises, perles, keshis, mabe.

Les mystérieux pouvoirs des COQUILLAGES

Les COQUILLAGES possèdent des origines mythologiques contées dans la tradition orale depuis la nuit des temps. Ces COQUILLAGES, investis de supposés pouvoirs divins, étaient vénérés par les Polynésiens des temps anciens. Selon la légende, les dieux les envoyaient comme messagers, porteurs d’informations inaccessibles par le commun des mortels. Les humains qui les portaient à leurs oreilles bénéficiaient alors de leurs oracles. Certains COQUILLAGES leur délivraient notamment des informations sur les esprits errant sur Terre.

12 novembre 2012
de Elise
Commentaires fermés sur COCOTIER, l’arbre aux 100 usages

COCOTIER, l’arbre aux 100 usages

Si pour les touristes le COCOTIER est avant tout synonyme de vacances et de farniente sur des plages ensoleillées au bord de lagons turquoise, il est en fait beaucoup plus que cela pour les habitants de Tahiti et de ses îles. Cet arbre fournit nourriture et boisson, récipients, fibres, toits de feuillages, combustible, engrais…

D’ailleurs, signe de l’intérêt qui lui est porté depuis toujours, les Polynésiens disposent d’un vocabulaire très riche pour désigner les diverses parties du COCOTIER et les objets qui en dérivent. Ils nomment ainsi de manière très précise les différents stades de la noix dans sa maturité, de « atiu », le jeune fruit venant de se former, à « haari moroati », la noix mûre qui se dessèche sans germer, en passant par « haari uto », la noix avec germe après d’autres étapes successives.

Il y a plus de 2000 ans, le COCOTIER fut un allié indispensable des Polynésiens dans leurs grandes migrations océaniques qui les amenèrent de l’Asie du sud-est sur toutes les îles du « triangle Polynésien » à bord de grandes pirogues à balancier. Se conservant longtemps, facilement transportable et de surcroit aisée à planter dès la destination atteinte, la NOIX DE COCO représentait une source de vie indispensable, avec le « uru » (l’arbre à pain), le « taro » (un féculent-racine) et la banane. C’est ainsi, qu’au cœur de toutes les légendes, de Tahiti à Hawaï, de l’Ile de Pâques à la Nouvelle-Zélande, le COCOTIER est le symbole de la conquête du Pacifique par ces grands navigateurs que furent les anciens Polynésiens.

Le COCOTIER, notamment par son amande, intervenait pour une part importante dans l’alimentation Polynésienne traditionnelle. Les NOIX DE COCO fraiches étaient une base de nourriture incontournable, certaines coco pouvant renfermer presque un litre d’eau de coco, liquide limpide et rafraichissant, et de saveur légèrement sucrée. L’eau de coco est à distinguer du lait de coco, qui est obtenu en pressant de l’amade râpée. L’amande est également intégralement comestible à différents stades de maturité. La chair molle du « coco nia » (coco précoce avec albumen liquide) était même donnée aux bébés. Râpée, l’amande fournit aussi la farine de coco employée en pâtisserie après séchage. On en consomme aussi toujours le « uto », la boule spongieuse qui se forme dans la noix germée et parfois, le cœur. Dans la cuisine traditionnelle, les recettes à base de NOIX DE COCO sont donc nombreuses.

L’amande fraiche, broyée, chauffée, pressée à froid et ensuite filtrée permet d’obtenir de l’huile de coco. Dans les temps anciens, cette huile a d’abord été utilisée comme source d’éclairage, pour alimenter les torches. Mais elle avait aussi de nombreux autres usages. Dans certaines îles, elle servait à embaumer les morts. D’une manière générale, on l’employait pour imperméabiliser les « tapa » (tissus végétal à base d’écorce). Les médecins traditionnels associaient l’huile à leurs recettes médicinales, les « raau », pour le traitement de nombreuses affections, particulièrement les pathologies du cœur et des reins. On l’utilise toujours comme huile de massage, en particulier sous forme de « monoi ». Plus surprenant, les guérisseurs se servaient également d’un morceau de coque de coco nia pour réparer des fractures du crâne.

Bien plus qu’une base alimentaire et thérapeutique, le COCOTIER fournissait aussi la matière nécessaire à la fabrication des objets quotidiens, on utilisait les coques pour réaliser des récipients (coupes, bols, bouteilles…) qu’on vernissait ensuite avec de l’huile de coco. Les coques carbonisées constituaient également un très bon charbon de bois. L’enveloppe des noix vertes, contenant un suc astringent, riche en tannins, était employée pour tanner les peaux. Les fibres de bourre de la noix mûre, traitées, servaient à filtrer les liquides, calfater les pirogues et allumer le feu. La fumée dégagée, épaisse et acre, est d’ailleurs un excellent moyen de tenir les moustiques à l’écart. Tressées, ces fibres fournissaient du cordage et des sacs. Les feuilles, séchées, servaient à couvrir les champs de taro pour éviter l’assèchement des sols, empêcher la poussée des herbes parasites et enrichir la terre en se décomposant. Ces feuilles servaient à fabriquer une grande variété d’objets : toitures pour les « fare » (les maisons), nattes, paniers, filets, nasses, éventails, garnitures pour silos. Le tronc du cocotier qui fournit un bois extrêmement résistant était employé pour réaliser les piliers des cases ou des structures sur pilotis.

Les sculpteurs les taillaient pour réaliser des objets variés : coupes, vases, bancs, tiki… Le COCOTIER par l’importance de ses diverses utilisations était donc un élément central du mode de vie Polynésien.

A partir du début du 20e siècle, la culture du COCOTIER a connu un formidable essor à l’échelle mondiale en raison de l’énorme développement de la consommation des corps gras en Europe et aux Etats-Unis. Ce qui a provoqué une forte demande de coprah, l’amande séchée de la coco. A l’orée de la guerre 1914-1918, le coprah était même devenu la première source d’huile végétale dans le monde. Ce qui a incité les Polynésiens, et surtout au départ les colons européens, a en développer la culture de façon intensive. Sous l’impulsion de grands propriétaires terriens, d’immenses cocoteraies ont ainsi vu le jour. Cette culture presque industrielle a alors transformé les paysages des îles Polynésiennes, notamment celui des atolls et des îles basses : dans la pratique traditionnelle, les anciens Polynésiens ne plantaient des cocotiers qu’en nombre limité, principalement aux environs des villages. Ainsi, il y a une centaine d’années, la flore originelle a dû laisser place à ces plantations de quasi-monoculture, associant l’élevage de bovins à des cultures vivrières comme celle du taro.

En Polynésie Française, le coprah fut cependant longtemps le principal produit d’exportation. Et cela jusqu’à ce que ce territoire de l’outre-mer français soit choisi comme zone de réalisation des essais nucléaires dans les années 1960 avec l’implantation du CEP sur les atolls de Mururoa et Fangataufa.

Avant cette période, Tahiti et ses îles occupaient encore le 7ème rang mondial pour l’exportation du coprah, avec une production annuelle de l’ordre de 25 000 tonnes. Mais aujourd’hui, le coprah Polynésien peine à s’imposer sur le marché international face à la concurrence accrue de grands pays producteurs comme l’Indonésie, les Philippines et l’Inde. Les gouvernements Polynésiens successifs ont néanmoins maintenu, artificiellement, un fort prix d’achat du coprah. Soutenir le prix du coprah, récolté principalement dans les îles, permet d’enrayer l’exode des populations des archipels, notamment des Tuamotu, vers Tahiti.

Cependant, de nombreuses plantations situées sur des iles hautes comme Tahiti, sont plus ou moins abandonnées ou mal exploitées. On cherche à donner au COCOTIER une valeur ajoutée liée à l’économie touristique et à son utilisation dans l’ébénisterie d’art ou la construction de luxe. Artisans et artistes créent des objets usuels, des sculptures et parfois de l’ébénisterie d’art qui alimentent le marché de l’artisanat local ou font même l’objet d’expositions dans des galeries. La palme du cocotier séchée et tressée, le niau, est encore parfois utilisée comme toit ou cloison dans les habitations. On parle même d’utiliser le coprah pour fabriquer des biocarburants… et faire rouler des véhicules.

Surfant sur la vague du tourisme vert, certains hôtels ont d’ailleurs bien compris l’intérêt de développer une information culturelle et écologique liée à l’utilisation traditionnelle et artistique de cet arbre.

Bien plus qu’un symbole, bien plus qu’un arbre, le COCOTIER est une source de vie, méritant bien son nom « d’arbre de vie », « d’arbre du ciel » ou « d’arbre aux cent usages »…

MONOI, mariage d’huile de coco et de fleur de Tiare

Parmi les ressources procurées par le COCOTIER figure le célèbre MONOI de Tahiti. Il est obtenu par la macération de l’huile de coprah raffinée, extraite de NOIX DE COCO récoltées en Polynésie française. Le MONOI de Tahiti est une appellation contrôlée. Les ingrédients utilisés ainsi que le procédé de fabrication est rigoureusement encadré pour que le MONOI puisse bénéficier de cette appellation. Parmi les conditions, les noix doivent provenir de la variété « Cocoa Nucifera » et les fleurs de Tiare de l’espèce végétale « Gardenia Taitensis » d’origine Polynésienne récoltées au stade de bouton.

9 novembre 2012
de Elise
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Sous le charme de HUAHINE

Imaginez deux perles émeraude posées sur le bleu de l’océan, des paysages et un mode de vie préservés, des trésors sous-marins, des vestiges archaïques mystérieux… HUAHINE est une île qui incarne parfaitement l’esprit de la Polynésie d’autrefois, avec cette notion particulière du temps qui passe. Les âmes voyageuses à la recherche d’un havre de paix choisissent généralement HUAHINE pour poser leur sac et s’initier à l’art de vivre polynésien.

Loin de Bora-Bora et de son chapelet d’hôtels de luxe, HUAHINE est une île moins connue, discrète, où nature et culture se conjuguent au quotidien. Dans l’archipel des Iles Sous-le-Vent, elle est la plus proche de Tahiti et, pourtant, elle reste l’une des plus préservées.

Baptisée « Hermosa », « La Belle », par les explorateurs espagnols du 18ème siècle, HUAHINE se présente sous la forme d’une île double dont les deux parties « HUAHINE Nui » et « HUAHINE Iti » sont séparées par un chenal. On raconte que c’est le dieu Hiro, le dieu des voleurs dans le panthéon polynésien, qui aurait coupé l’île en deux avec sa pirogue. Peut-être pour prouver sa force, mais cette histoire, comme beaucoup d’autres, fait partie des nombreux mystères légendaires de HUAHINE

Sur cette île subsistent en effet des sites archéologiques retirés et étranges, que vous aurez le privilège de découvrir notamment dans le district de Maeva, au nord-est de l’île, qui regorge de trésors de la Polynésie d’autrefois. Au détour d’un chemin de sable blanc et de corail, à l’ombre de hauts cocotiers, de grands marae, les temples religieux des anciens Polynésiens, s’élèvent. En s’enfonçant parmi les plantations de vanille, on rejoint un véritable musée archéologique de plein air, l’un des plus anciens sites recensés à ce jour dans les îles de la Société, vaste ensemble de marae et de parcs à poissons qui retracent l’histoire de la religion Ma’ohi.

De Maeva, on peut aussi rejoindre le chemin qui serpente sur le motu fermant le lac « Fauna Nui » qui permet de découvrir la succulente spécialité vivrière de l’île : des cultures de melons et de pastèques.

L’agriculture est d’ailleurs, avec la pêche, l’occupation principale des habitants de HUAHINE, qui font pousser, ici et là, des bananeraies, des plantations de manioc, de vanille et de taro.

Mais la force de HUAHINE, c’est qu’elle sait jouer sur tous les tableaux, culturels comme naturels. HUAHINE s’enorgueillit d’un grand et magnifique lagon, autour duquel des motu sauvages, sertis d’eaux cristallines, servent de parfaits alibis pour se prélasser sur le sable fin.

Ici, les fonds coralliens sont peu fréquentes, faisant le bonheur des mordus de snorkeling et de plongée sous-marine. Au programme du spectacle aquatique : tous les coraux et poissons multicolores imaginables (perroquets, balistes, etc), des bancs de carangues géantes, des raies, des requins… plonger dans cet immense aquarium tiède est inoubliable. Sentiment renforcé lorsque, au coucher du soleil, le lagon et les plages se teintent de rose et de violet.

A Fare, le district principal de HUAHINE, on vient s’imprégner de l’atmosphère conviviale et décontractée de l’île. Ambiance assurée lorsque les bateaux accostent sur le quai principal pour le ravitaillement de l’île, où tôt le matin, lorsque agriculteurs et pêcheurs viennent vendre leurs produits fraichement sortis de terre ou de mer. Un méli-mélo coloré et animé dont on ne se lasse pas.

De sublimes étendues de plages vous tendent les bras de l’autre côté du pont, à HUAHINE Iti, la petite ile. Le minuscule village de Parea, à l’extrémité sud de l’ile, symbolise à merveille le luxe naturel que peut s’offrir l’environnement polynésien.

Que ce soit le long de ses rivages langoureux, de sa flore aux couleurs d’éden ou dans l’hospitalité naturelle des habitants, l’âme polynésienne vibre encore à HUAHINE. Pour s’en convaincre, il suffit d’y poser son sac quelque temps…

 

Les sites archéologiques de MAEVA : Bienvenue en Terre Sacrée

A quelques kilomètres au nord-est de Fare, dans un environnement peuplé d’hibiscus, de bananiers, d’arbres à pain et de cocotiers, subsiste un petit village surprenant. Le district de Maeva, berceau des chefferies de HUAHINE, renferme les trésors de la culture Polynésienne ancestrale. Aujourd’hui, de ce passé exaltant, il reste un véritable musée à ciel ouvert, offrant au visiteur l’opportunité d’appréhender les croyances des anciens Polynésiens.

A HUAHINE, tout témoigne de l’importance de la culture ancienne de la Polynésie. Petit village hors du temps, Maeva apparait comme la capitale spirituelle de la Polynésie, par le nombre de vestiges sortis de terre il y a tout juste 50 ans, une trentaine au total.

La majeure partie des grands marae de l’île, autour du lac salé Fauna Nui, ont été ainsi restaurés et sont aujourd’hui autant de hauts lieux de pèlerinage pour les touristes en quête de sensations différentes. Que ce soit au détour d’un chemin blanchi de coraux, d’un grand cocotier ou à la lisière de l’océan, des vestiges de marae, ces sanctuaires sacrés, se dressent, tantôt discrets, tantôt brutaux. Cet affleurement rocheux, légèrement surélevé, est inoubliable en fin de journée lorsque la lumière orangée se prend dans la poussière de corail. Bien des mystères semblent encore planer sur les marae de Maeva.

Des équipes de chercheurs Polynésiens ont démontré que ces établissements pré européens étaient parmi les plus anciens des Iles de la Société. HUAHINE aurait été ainsi habitée par les Polynésiens aux environs de l’an 850. Leurs travaux ont également permis de mieux comprendre les étonnantes facultés d’adaptation des anciens Ma’ohi à leur environnement isolé.

En témoignent des pièges à poissons en pierre, construits dans l’eau saumâtre du lac Fauna Nui, à l’endroit le plus étroit. Les pêcheurs les utilisent toujours, comme ce fut le cas pendant des siècles. Poussés par la  marée, les poissons s’engouffrent dans la pierre posée en forme d’entonnoir, avant d’être emprisonnés dans une trappe de bois.

Non loin de là, un petit écomusée a été érigé dans le fare pote’e (maison de réunion traditionnelle) pour exposer les objets et autres vestiges recueillis durant les nombreuses campagnes de fouilles. Parmi les objets que l’on peut admirer figurent rames, herminettes, pendentifs en dent de poisson, pilons, peignes à tatouer… Autant de trésors archéologiques qui n’ont pas fini de nous révéler toute la richesse de la culture des Polynésiens d’autrefois.

7 novembre 2012
de Elise
Commentaires fermés sur La légende de HINA et du ROI-ANGUILLE

La légende de HINA et du ROI-ANGUILLE

Fruit mythique, d’origine sacrée, la noix de coco a donné lieu à de curieuses légendes décrivant l’apparition du premier cocotier.

Chez les Hindous, les yeux de la noix de coco ont une signification toute philosophique : ce sont les deux yeux physiques de l’homme et son troisième œil est le symbole de la conscience.

Dans les îles polynésiennes de Tonga, ils représentent les yeux et la bouche d’une murène qui fait l’objet d’une légende qui ressemble, assez étonnamment, à la légende tahitienne de HINA. Cette princesse refusa d’épouser le ROI-ANGUILLE du lac Vaihiria, lac au cœur de l’île de Tahiti. La tête du ROI-ANGUILLE fut, finalement décapitée par un dieu, donnant naissance au cocotier. Celui-ci, avec son immense tronc, fin et droit, est un peu comme une gigantesque anguille dressée vers le ciel ! La légende dit que la tête tomba aux pieds de HINA en lui parlant ainsi : « Un jour viendra où tous ceux qui me détestent finiront par m’embrasser sur la bouche ». Lors d’une grande sécheresse, pour étancher sa soif, HINA – qui avait refusé d’embrasser la bouche du roi-anguille quand il était vivant -perça le fruit à l’endroit des trois taches et but un liquide légèrement sucré, délicieusement rafraîchissant… en posant ses lèvres sur le fruit !