POLYNELISE

Elise et les iles de la Polynésie

Sous le charme de HUAHINE

Imaginez deux perles émeraude posées sur le bleu de l’océan, des paysages et un mode de vie préservés, des trésors sous-marins, des vestiges archaïques mystérieux… HUAHINE est une île qui incarne parfaitement l’esprit de la Polynésie d’autrefois, avec cette notion particulière du temps qui passe. Les âmes voyageuses à la recherche d’un havre de paix choisissent généralement HUAHINE pour poser leur sac et s’initier à l’art de vivre polynésien.

Loin de Bora-Bora et de son chapelet d’hôtels de luxe, HUAHINE est une île moins connue, discrète, où nature et culture se conjuguent au quotidien. Dans l’archipel des Iles Sous-le-Vent, elle est la plus proche de Tahiti et, pourtant, elle reste l’une des plus préservées.

Baptisée « Hermosa », « La Belle », par les explorateurs espagnols du 18ème siècle, HUAHINE se présente sous la forme d’une île double dont les deux parties « HUAHINE Nui » et « HUAHINE Iti » sont séparées par un chenal. On raconte que c’est le dieu Hiro, le dieu des voleurs dans le panthéon polynésien, qui aurait coupé l’île en deux avec sa pirogue. Peut-être pour prouver sa force, mais cette histoire, comme beaucoup d’autres, fait partie des nombreux mystères légendaires de HUAHINE

Sur cette île subsistent en effet des sites archéologiques retirés et étranges, que vous aurez le privilège de découvrir notamment dans le district de Maeva, au nord-est de l’île, qui regorge de trésors de la Polynésie d’autrefois. Au détour d’un chemin de sable blanc et de corail, à l’ombre de hauts cocotiers, de grands marae, les temples religieux des anciens Polynésiens, s’élèvent. En s’enfonçant parmi les plantations de vanille, on rejoint un véritable musée archéologique de plein air, l’un des plus anciens sites recensés à ce jour dans les îles de la Société, vaste ensemble de marae et de parcs à poissons qui retracent l’histoire de la religion Ma’ohi.

De Maeva, on peut aussi rejoindre le chemin qui serpente sur le motu fermant le lac « Fauna Nui » qui permet de découvrir la succulente spécialité vivrière de l’île : des cultures de melons et de pastèques.

L’agriculture est d’ailleurs, avec la pêche, l’occupation principale des habitants de HUAHINE, qui font pousser, ici et là, des bananeraies, des plantations de manioc, de vanille et de taro.

Mais la force de HUAHINE, c’est qu’elle sait jouer sur tous les tableaux, culturels comme naturels. HUAHINE s’enorgueillit d’un grand et magnifique lagon, autour duquel des motu sauvages, sertis d’eaux cristallines, servent de parfaits alibis pour se prélasser sur le sable fin.

Ici, les fonds coralliens sont peu fréquentes, faisant le bonheur des mordus de snorkeling et de plongée sous-marine. Au programme du spectacle aquatique : tous les coraux et poissons multicolores imaginables (perroquets, balistes, etc), des bancs de carangues géantes, des raies, des requins… plonger dans cet immense aquarium tiède est inoubliable. Sentiment renforcé lorsque, au coucher du soleil, le lagon et les plages se teintent de rose et de violet.

A Fare, le district principal de HUAHINE, on vient s’imprégner de l’atmosphère conviviale et décontractée de l’île. Ambiance assurée lorsque les bateaux accostent sur le quai principal pour le ravitaillement de l’île, où tôt le matin, lorsque agriculteurs et pêcheurs viennent vendre leurs produits fraichement sortis de terre ou de mer. Un méli-mélo coloré et animé dont on ne se lasse pas.

De sublimes étendues de plages vous tendent les bras de l’autre côté du pont, à HUAHINE Iti, la petite ile. Le minuscule village de Parea, à l’extrémité sud de l’ile, symbolise à merveille le luxe naturel que peut s’offrir l’environnement polynésien.

Que ce soit le long de ses rivages langoureux, de sa flore aux couleurs d’éden ou dans l’hospitalité naturelle des habitants, l’âme polynésienne vibre encore à HUAHINE. Pour s’en convaincre, il suffit d’y poser son sac quelque temps…

 

Les sites archéologiques de MAEVA : Bienvenue en Terre Sacrée

A quelques kilomètres au nord-est de Fare, dans un environnement peuplé d’hibiscus, de bananiers, d’arbres à pain et de cocotiers, subsiste un petit village surprenant. Le district de Maeva, berceau des chefferies de HUAHINE, renferme les trésors de la culture Polynésienne ancestrale. Aujourd’hui, de ce passé exaltant, il reste un véritable musée à ciel ouvert, offrant au visiteur l’opportunité d’appréhender les croyances des anciens Polynésiens.

A HUAHINE, tout témoigne de l’importance de la culture ancienne de la Polynésie. Petit village hors du temps, Maeva apparait comme la capitale spirituelle de la Polynésie, par le nombre de vestiges sortis de terre il y a tout juste 50 ans, une trentaine au total.

La majeure partie des grands marae de l’île, autour du lac salé Fauna Nui, ont été ainsi restaurés et sont aujourd’hui autant de hauts lieux de pèlerinage pour les touristes en quête de sensations différentes. Que ce soit au détour d’un chemin blanchi de coraux, d’un grand cocotier ou à la lisière de l’océan, des vestiges de marae, ces sanctuaires sacrés, se dressent, tantôt discrets, tantôt brutaux. Cet affleurement rocheux, légèrement surélevé, est inoubliable en fin de journée lorsque la lumière orangée se prend dans la poussière de corail. Bien des mystères semblent encore planer sur les marae de Maeva.

Des équipes de chercheurs Polynésiens ont démontré que ces établissements pré européens étaient parmi les plus anciens des Iles de la Société. HUAHINE aurait été ainsi habitée par les Polynésiens aux environs de l’an 850. Leurs travaux ont également permis de mieux comprendre les étonnantes facultés d’adaptation des anciens Ma’ohi à leur environnement isolé.

En témoignent des pièges à poissons en pierre, construits dans l’eau saumâtre du lac Fauna Nui, à l’endroit le plus étroit. Les pêcheurs les utilisent toujours, comme ce fut le cas pendant des siècles. Poussés par la  marée, les poissons s’engouffrent dans la pierre posée en forme d’entonnoir, avant d’être emprisonnés dans une trappe de bois.

Non loin de là, un petit écomusée a été érigé dans le fare pote’e (maison de réunion traditionnelle) pour exposer les objets et autres vestiges recueillis durant les nombreuses campagnes de fouilles. Parmi les objets que l’on peut admirer figurent rames, herminettes, pendentifs en dent de poisson, pilons, peignes à tatouer… Autant de trésors archéologiques qui n’ont pas fini de nous révéler toute la richesse de la culture des Polynésiens d’autrefois.

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